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09.23.16
De la Cour de Russie au Jardin d’Eden : Christian Louboutin à la Fashion Week de Londres Printemps-Eté 2017

La fashion week de Londres tient toujours ses promesses … La capitale anglaise, réputée pour être à la fois une pépinière de jeunes talents audacieux et le berceau d’institutions de la mode, est décidément une Terre promise pour Christian Louboutin. Trois nouvelles collaborations l’entraînent dans l’œil d’un cyclone électrisant, qui souffle un vent nouveau sur l’été prochain.

C’est la créatrice de l’Est Londonien A.V. Robertson qui ouvre le bal et nous entraine dans un jardin d’Eden dont les plantes seraient aussi sensuelles que venimeuses. Les superpositions de robes à fines bretelles sur des tops transparents laissent deviner des jupes et pantalons iridescents, tandis que des lianes s’enroulent le long des bras et des jambes pour faire éclore leurs fleurs - Poison Ivy adorerait ! Ici et là, des notes électrisantes de vert et violine taquinent les iconiques Pigalle en cuir noir et nude. Pour parfaire les silhouettes surnaturelles de nos amazones, la manucure Sophy Robson avait imaginé une manucure DIY aux accents punk avec les vernis Christian Louboutin Beauté - éclats graphiques de Mula Lisa et Escatin sur une base noir Khol -, qui rendait toute résistance impossible.

 

Palmer//Harding nous fait quitter le paradis pour un quotidien extraordinaire, avec une collection conçue autour de la robe-chemise, bousculée par des poignets XXL et des manches asymétriques. Les créateurs détournent le power dressing et l’individualisme dont ils se sont inspirés en jouant avec les volumes et en exagérant les proportions, comme sur cette robe-chemise ceinturée jusqu’aux genoux. La palette de couleurs pastels est chahutée çà et là par les fulgurances de l’artiste Matthew King, au revers d’une robe ou d’une veste. Les escarpins Dorissima en cuir nude et les boots-chaussettes façon tricotNoemi et Kristy, ponctuent enfin ces silhouettes minimales.

Décidément surprenante, la fashion week de Londres s’achève dans la Russie du 20ème siècle, revue par David Koma. Le créateur rend hommage à une famille Romanov qui aurait été téléportée dans le futur : la passementerie militaire et les manches gigot sont contredites par le Plexiglass et les détails de macramé en trompe l’œil. La passion de la famille pour les œufs de Fabergé est traduite ici dans les ornements des vestes et les motifs en diamant des robes rebrodées de cristaux. Des low boots sur mesure au talon parsemé de clous dorés et des sandales aux fines cordelettes de cuir, déclinées en noir, beige et vert acide escortent fièrement la cour sur le catwalk. Et pour achever de donner aux muses de David Koma une allure altière, la manucure Jenny Longworth avait imaginé un nail Art sobre mais graphique, avec le vernis Christian Louboutin Beauté Just Nothing posé au milieu de l’ongle, et recouvert d’une couche de Loubi Gloss. Une façon très chic quoique peu conventionnelle - donc very Louboutin - de clôturer la LFW…